Le lendemain je suis tôt levé, et le premier à visiter Vyehrad, une colline de Prague avec un parc et un cimetière. C'est là que repose Dvořák. Je savoure la tranquillité du lieu, où les oiseaux chantent à coeur joie.
Bientôt les groupes de touristes viennent détruire cette belle harmonie.
La façade de la cathédrale qui jouxte le cimetière m'intrigue par ses sculptures grotesques :
Prague n'a pas attendu d'être une capitale de l'Union Européenne pour se moderniser. Tout ici rappelle les grandes villes occidentales, les voitures, le métro, la foule bigarrée, la musique pop et envahissante. Reviens Kafka, ils sont tous devenus kitsch !
Pour échapper à la foule, j'entreprends l'ascension de la colline de la Mala Strana. La nature, enfin ! Le temps pluvieux a fait fuir les derniers touristes, et les couples de Pragois en profitent pour s'embrasser sous les lilas, dans le dos de Vítezslav Novák.
De là-haut, on apercoit le Théâtre National :