Deux nouveaux livres sur Enesco

Heureux admirateurs d'Enesco ! Deux livres récents en français viennent combler un vide incompréhensible. Nous avons eu le plaisir de voir apparaître dans les rayons des librairies, ces dernières semaines, « Georges Enesco » d'Alain Cophignon (Fayard) et « Dans les pas de Georges Enesco – Le cœur de la musique roumaine », de Titu-Marius I. Bajenesco (éditions des 3 Orangers). Voici quelques commentaires sur ce dernier ouvrage dans les lignes qui suivent. A leur lecture, on comprendra pourquoi j'ai souhaité publier dès aujourd'hui cet article, sans attendre d'avoir terminé de prendre connaissance du livre d'Alain Cophignon. Une prochaine mise à jour du site comblera cette lacune.

Par Alain Chotil-Fani

L'art du biographe

Tout biographe d’artiste est confronté à une épineuse question. Chacun conviendra que la vie d’un personnage et l’histoire des œuvres qu’il a composées ne peuvent pas exister en indépendance. La vie d’un artiste est aussi la vie de ses compositions. Faut-il pour autant justifier rationnellement le processus artistique à travers ce que l’on connaît de la vie du personnage ?

Le mystère de la création est régi par des phénomènes si secrets et intimes qu’ils échappent à tout un chacun. Dès lors, prétendre expliquer l’œuvre par la minuscule connaissance qu’un être humain aura, dans le meilleur des cas, d’un autre être humain, relève d’une approche forcément réductrice, réduisant l’effroyable complexité du processus créatif à un déterminisme simpliste.

Aussi toute biographie se devrait-elle de privilégier les faits, identifier les hypothèses, mettre en lumière ce qui constitue l’identité du personnage, la façon dont il contribua à modifier la société dont il faisait partie. Pour Enesco, l’on ne peut passer sous silence la multitude de facettes de son legs artistique, embrassant une dimension à la fois cosmopolite et nationale. Tout amateur de musique sera heureux de découvrir des clefs pour mieux pénétrer un monde complexe, si trompeur pour qui ne connaît que la 1ère Rhapsodie roumaine. Le citoyen un peu curieux de nature sera étonné de trouver à travers l’existence d’Enesco tout une histoire encore récente et pourtant si mal connue chez nous, alors que les jours avant l’admission de la Roumanie au sein de l’Union Européenne sont désormais comptés. La vie d’Enesco embrasse à peu de choses près l’intervalle entre la création de la Moldo-Valachie indépendante et la mort de Staline. Soixante-dix années pendant lesquelles le monde aura plus changé que pendant soixante-dix siècles…

La tâche du biographe d’Enesco n’est certes pas aisée. L’interprète a suscité une masse imposante de commentaires. Le compositeur, en dépit d’un déficit de reconnaissance du grand public, a toujours joui d’une immense notoriété auprès d’un cercle d’amateurs éclairés. Le pédagogue engendra une filiation fertile sans laquelle l’histoire de la musique du XXe siècle aurait été différente. Et le personnage même d’Enesco, si impressionnant par la puissance de son intellect, doté d’une mémoire prodigieuse qu’il mettait tout entière au service de son art ; s’investissant corps et âme dans des tournées invraisemblables qui le menèrent aussi bien au contact du front de la Grande Guerre aux confins de la Moldavie, que dans les plus importantes métropoles musicales ou au coeur de modestes villages roumains. Non, la vie d’Enesco, tout en voyages et en musiques, pétrie de modernité et de tradition, n’est certes pas d’un abord aisé pour le biographe.
 

Une goutte d'eau dans l'océan

L’un de mes buts avoués, lorsqu’en 1999 je décidais de composer les quelques pages du site A la découverte de Georges Enesco, était de refaire naître l’intérêt de mes contemporains mélomanes sur un artiste scandaleusement méconnu. Sa mise en ligne suscita divers messages encourageants. Ils affluent toujours, d’ailleurs, par quantités petites mais régulières. Il sont écrits par des mélomanes comme moi, des connaisseurs, des violonistes, flûtistes ou chefs d’orchestres. Ils proviennent de France, de Roumanie et d’autres pays européens ;  des États-Unis et du Canada, et même d’Afrique et de Chine, d’où certains virtuoses me demandent de leur envoyer des photographies d’Enesco, pour mieux comprendre comment il arrivait à faire chanter son instrument de manière si extraordinaire.

C’est ainsi qu’une trop modeste contribution sur la toile, ténue goutte d’eau dans l’océan de l’Internet, contribue à sa manière à éveiller l’intérêt de quelques curieux sur l’immense musicien moldave. C'est pourquoi aujourd’hui, en cette fin de l'année 2006, je suis heureux de recevoir presque simultanément deux livres en français consacrés à Enesco. Nul ne saurait se plaindre d’une telle abondance, étant donné la courte bibliographie du compositeur !

Je ne parlerai pas ici de l’ouvrage d’Alain Cophignon (Fayard) dont je préfère avant tout achever la lecture détaillée. Dans l’attente, voici, aux éditions des Trois Orangers, «  Dans les pas de Georges Enesco – Le cœur de la musique roumaine ». L’auteur, Titu-Marius I. Bajenesco, est présenté comme « professeur, ingénieur, journaliste », et surtout mélomane plus qu’éclairé puisqu’il suivit des classes de violon, de composition, de contrepoint et de direction d’orchestre en Roumanie, avant de s’exiler en Suisse en 1969.

Dans les pas de Georges Enesco (couverture)

Couverture du livre  «  Dans les pas de Georges Enesco – Le cœur de la musique roumaine » de Titu-Marius I. Bajenesco
287 pages - Préface d'Alexandre Hrisanide
Dépôt légal : septembre 2006 - ISBN 978-2-912883-55-1
Prix éditeur : 19,50 euros
Editions Les 3 Orangers (www.les3orangers.com)



Similitudes

Chacun sait qu’en toute chose, les aspects négatifs méritent d’être évacués au plus vite afin de terminer sur un élan positif. C’est pourquoi je dirai sans tarder que la lecture du livre de M. Bajenesco suscita en moi de bien curieuses sensations. Ou bien des réminiscences ? Voyons donc, où avais-je donc pu bien lire un passage comme

« La Première Guerre mondiale terminée, Enesco se partage entre la France et la Roumanie. Tout en composant (certaines de ses compositions ont mûri pendant des années), il continue à donner des concerts pour assurer son existence. Son activité de pédagogue prend aussi une importance considérable. Dinu Lipatti (1917-1950) est son élève ». (« Dans les pas de Georges Enesco », page 72).

 Pris d'un doute, je consulte mon site de 1999. Que vois-je sur la page intitulée Une vie ? La chose suivante :

« La guerre terminée, Enesco reprend une existence partagée entre la France et la Roumanie. Tout en composant - certaines de ses oeuvres sont mûries pendant des années entières - il doit continuer à donner des concerts pour assurer son existence. Son activité de pédagogue prend aussi une importance considérable : Dinu Lipatti (1917 - 1950) est son élève. » (disponible en ligne sur http://perso.orange.fr/alain.cf/enescu/une_vie.htm)

Convenons qu'il faut s'y reprendre à plusieurs fois pour discerner les différences entre les deux passages.
Coïncidence ? Continuons. Même page 72 du livre, nous lisons :

« Yehudi Menuhin (1916-1999) doit sans aucun doute l’épanouissement de son génie à Georges Enesco ».

Mon site dit :

« Yehudi Menuhin (1916 - 1999) doit l'épanouissement de son génie de violoniste à Georges Enesco. ».

En page suivante du livre de M. Bajenesco (2006) :

« Tout le génie de Menuhin est transcendé par l'enseignement d'Enesco qui inculqua également une solide culture humaniste au jeune violoniste. Cet enseignement trouvera une illustration exemplaire après-guerre quand Yehudi Menuhin prendra la défense de Furtwängler et donnera plusieurs concerts avec le chef allemand. » (« Dans les pas de Georges Enesco », page 73).

 Ma propre page (1999) :

« Tout le génie de Menuhin est transcendé par l'enseignement d'Enesco, privilégiant toujours la musique et refusant la virtuosité si séduisante pour susciter l'adhésion du  grand public. Celui-ci inculque également une solide culture humaniste au jeune violoniste, un enseignement qui  trouvera une illustration exemplaire quand Yehudi Menuhin prendra après-guerre la défense de Furtwängler et donnera plusieurs concerts avec le chef allemand. » (extrait de http://perso.orange.fr/alain.cf/enescu/une_vie.htm)

Et ce n'est pas tout. Pages 73 et 74, voici ce que l'on trouve :

« Comment Enesco enseignait-il ? Ivry Gitlis rapporte que « l’on n’était pas son élève, c’était plutôt l’inverse, tant Enesco était à l’écoute des autres. » Il se contentait d’être et  cette attitude suffisait à faire passer une conception musicale. « Musicale et profondément humaniste, car les deux allaient naturellement de pair chez le Roumain », insiste Yehudi Menuhin. » (« Dans les pas de Georges Enesco », pages 73 et 74).

Mon site dit, sur la page intitulée Style et témoignages :

« Comment Enesco enseignait-il son art ? Ivry Gitlis répond que l'on n'était pas son élève, c'était plutôt l'inverse, tant Enesco était à l'écoute des autres. Il se contentait d'être, et cette manière d'être suffisait à illustrer une conception musicale. Musicale et profondément humaniste, car les deux allaient naturellement de pair chez le Roumain, insiste Yehudi Menuhin. » (extrait de
http://perso.orange.fr/alain.cf/enescu/style_temoignages.htm)

 Autres similitudes et une anomalie

D’autres « similitudes » apparaissent et il est sans doute intile de noyer le lecteur par le jeu des sept (?) différences. Deux remarques avant de conclure cet examen.

La note au bas de la page 26 paraît reprendre les citations que j’ai compilées sur ma page Style et témoignages
(http://perso.orange.fr/alain.cf/enescu/style_temoignages.htm). 

Seconde remarque, et c’est bien plus gênant, l’une de ces citations est employée de manière erronée dans son livre par l'auteur de  « Dans les pas de Georges Enesco ». Cette citation ne concerne nullement Enesco mais... Béla Bartók. Il me semble que mon site est d’une totale clarté sur ce point. Le lecteur en jugera :

« Cette alliance du savant et du populaire en une entité supérieure est sans doute la réussite la plus étonnante (...). Sa démarche essentielle est de n'avoir point rompu avec le passé mais de s'en être imprégné en profondeur et de l'avoir transfiguré en l'adaptant au monde moderne.

Ce passage, extrait de l'Histoire de la Musique de Marie-Claire Beltrando-Patier, concerne non pas Georges Enesco mais son illustre contemporain Béla Bartók. »

(extrait de http://perso.orange.fr/alain.cf/enescu/style_temoignages.htm. La mise en caractères gras a été ajoutée dans le cadre du présent article.)

Par un fâcheux raccourci, cet extrait de l’Histoire de la musique (Sous la direction de Marie-Claire Beltrando-Patier, Bordas 1982, ISBN 2-04-15303-9, p. 359) se trouve recopié tel quel page 111 de l’ouvrage de M. Bajenesco, chapitre « Impressions et témoignages ». Témoignage, sans doute ! Mais en l’occurrence, sur Béla Bartók…

Exploiter le travail d’autrui, le faire mieux connaître et en tirer de nouveaux fruits, ainsi fonctionne tout travail de recherche et nul ne saurait s’en plaindre ; encore est-il fondamental de veiller à conserver le sens des sources exploitées et prendre garde de ne point les défigurer. Et encore faut-il apporter un soin particulier aux références des travaux que l’on exploite. Or ici, nulle mention de mon site, encore moins de son auteur.

Était-il si difficile d’insérer dans le texte ou en bas de page « selon Alain Chotil-Fani » ? Et où était l'inconvient de faire apparaître l’un des seuls sites francophones consacrés à Enesco et à la musique roumaine dans la bibliographie finale ? Un silence fort regrettable.

Me voilà partagé entre deux sentiments contradictoires. Le fait que mon site soit exploité dans l’ouvrage de M. Bajenesco (il l’est aussi dans celui d’A. Cophignon, m’a-t-on dit, mais j’y reviendrai) rend un honneur incontestable au travail accompli et au temps investi, dans l’intérêt de la musique. L’auteur du livre doit donc faire une petite place, sur son podium, à l’auteur du site d’où il tira une partie de ses ressources. Les deux devraient se trouver unis dans la même remise de lauriers. Mais voilà, l’hommage reste désespérément muet, et si l’inspiration est multiple, la récompense reste sans partage.

Je laisse le lecteur se faire sa propre opinion sur le paradoxe d’un site bénévole, fruit d’un travail désintéressé, exploité dans un ouvrage vendu au prix de dix-neuf euros et cinquante centimes. Pour terminer sur ce sujet, nous ne pouvons qu’espérer que la première édition de ce livre s’épuise rapidement, afin qu’une seconde édition puisse référencer correctement les sources dans l’intérêt de tous les mélomanes.

Autres remarques sur «  Dans les pas de Georges Enesco – Le cœur de la musique roumaine »

Cette seconde édition pourrait en profiter pour corriger quelques anomalies typographiques : les caractères accentués roumains ne sont pratiquement pas respectés, ce qui occasionne quelques bizarreries. Ainsi en page 265, "Costin" apparaît avant "Cosbuc" au mépris de l'ordre alphabétique. L'explication est simple : ce dernier nom s’écrit en réalité avec un (prononcé comme le "ch" de "charlatan"), et en roumain le s précède le ṣ. Page 284, il y a deux entrées à la lettre « T » (en réalité, « T » et « Ţ », qui se prononce « ts »).

Le nom des villes roumaines est étrangement transcrit et pas toujours de manière systématique. Par exemple, Turnu-Severin (p. 198) est aussi orthographié Tournou-Severine, p. 185. Par ailleurs, Cluj devient Clouj, Sibiu est transcrit Sibiou, etc. On peut comprendre la volonté d’une transcription phonétique pour le lecteur français peu familier avec l’alphabet et la prononciation roumains, mais dans ce cas pourquoi avoir conservé « Sighisoara » qui devrait selon ce principe donner le curieux « Siguichoara » ?

Dans le même esprit l’on note la présence de termes étonnants : « viole » à la place d’« alto », « dièze » au lieu de « dièse » ; « resent » et non « ressent », etc. 

Sur le fond, l’on notera la présence bienvenue d’annexes conséquentes mais incomplètes. Les créations de Georges Enesco (p. 240) mentionnent la 7ème Symphonie de Chostakovich en 1945. Il s’agit naturellement de la création roumaine de cette partition, à la fin de la guerre (Samuel Samosoud ayant eu le privilège de la première mondiale en 1942). Dès lors, si l’on parle de créations nationales roumaines, il faudrait aussi faire apparaître des œuvres de Berlioz, Chausson, Debussy, Borodine et même Beethoven, puisque Enesco dirigea le premier l’intégrale de la IXème Symphonie avec chœurs, le 27 décembre 1914 à l’Athénée Roumain !

L’annexe discographique (p. 243) est évidemment partielle, omettant une bonne partie du catalogue enregistré d’Enesco tel que l’extraordinaire Musique pour cordes, percussion et célesta de Bartók (Besançon, Orchestre National de France, 6 septembre 1951) parmi d’autres archives éditées ces dernières années (en l’occurrence : CD Tahra TAH 426, « Hommage à Dinu Lipatti »).

Le lecteur pourra s’étonner du court commentaire sur les deux Rhapsodies roumaines. Il est vrai que leur popularité a sans doute nui à l’image réelle d’Enesco dans le grand public, et l’on peut trouver le choix de M. Bajenesco entièrement justifié sur cet aspect. Cela  n’interdit pas de penser que la présentation de ces deux œuvres (en note p. 99) est quelque peu légère. Contrairement à ce que peut faire penser cette note, la 1ère Rhapsodie roumaine ne se limite pas à une citation de trois airs populaires. On s’en convaincra sur la page que j'ai consacrée à ces deux oeuvres en 2005. Quant à la seconde Rhapsodie roumaine, Pascal Bentoiu lui-même s’interroge dans son ouvrage de référence « Capodopere enesciene » (BUCUREŞTI, Editura Muzicală ISBN 973-42-0231-6, 1999) : « où est le folklore ? »

Au sujet du 7ème Concerto pour violon en ré majeur (K 271-a) de Mozart, créé par Enesco, il n’aurait pas été inutile de rappeler la circonspection qui s'impose au sujet d'une telle partition, dans laquelle l'esthétique mozartienne est contrariée par des remaniements sans scrupules (l'on pourra consulter le commentaire de Michel Parouty dans le célèbre "Guide de la musique symphonique" édité chez Fayard).

Enfin, on est étonné de ne trouver dans l’index final ni le nom de Bentoiu ni celui de Ţăranu, deux figures éminentes de la musique contemporaine roumaine et spécialistes incontournables d’Enesco. Certes ces personnages apparaissent dans le livre ; ils sont néanmoins absents de l’index. Là encore, espérons qu’une nouvelle édition corrige ce petit défaut, car il n’est en rien insurmontable de compléter un index avec trois noms (au moins) d’où ils ne méritent pas d’être absents.

Une densité enthousiaste

Alors, l’ensemble de ces remarques justifie-t-il que l’on délaisse cet ouvrage ? Ce n'est pas si simple.

Il serait dommage d’ignorer un travail intéressant, compilant un grand nombre d’informations que l’on est heureux de retrouver et avec cette densité dans un livre en français, rendant justice (et souvent de manière enthousiaste) à un si grand artiste. L'on se réjouit aussi de cette lecture alerte, évitant les détestables « descriptions d’œuvres » dont certains « spécialistes » sont friands, y compris dans des collections dites de référence, ce que l’on aurait pu craindre d’un amateur éclairé.

Ici, les œuvres de maturité sont diversement commentées. L’auteur a choisi de détailler certaines pages plutôt que d’autres (première Suite orchestrale, Troisième Symphonie, Œdipe...), étayant son approche par des extraits de partitions.

Les curieux trouveront plusieurs témoignages fort intéressants (dont certains sont déjà présents sur mon site) des contemporains d’Enesco, un exercice courant dans les publications roumaines. Certains ouvrages de Viorel Cosma sont entièrement bâtis selon ce principe.

Précisons que la partie rédactionnelle n'occupe qu'un peu plus du tiers de l’ouvrage, ce qui peu surprendre. Assez dense, elle offre au lecteur un portrait parlant de l’artiste. Les annexes importantes intéressent aussi bien le chercheur que le mélomane un peu curieux, et une nouvelle fois nous nous félicitons de les trouver en langue française. Dommage que les diverses réserves citées plus haut nous poussent à tempérer le plaisir de cette découverte.

Si l'admirateur d'Enesco sera sans doute intéressé par «  Dans les pas de Georges Enesco – Le cœur de la musique roumaine », il n'aura certainement pas attendu la lecture des présents commentaires pour passer à l'acte d'achat.  A tous les autres, nous conseillons d'aller feuilleter l'ouvrage en librairie et de se faire leur propre opinion. Cela nous paraît important car la taille des annexes, comme on l'a dit, destinent ce livre plus à l'amateur éclairé et au chercheur qu'au mélomane lambda.

Épilogue (?)

Sitôt après m'être rendu compte des similitudes entre l'ouvrage de M. Bajenesco et mon site web, j'ai alerté l'éditeur de cet état de fait. Il se déclare "consterné", me présente ses excuses et s'engage à faire apparaître les sources dans la prochaine édition du livre - si tant est qu'il y en ait une.

Je prends donc acte de cette réponse, qui me paraît tout-à-fait honorable. C'est pourquoi je voudrais dire à ceux qui hésiteraient à acheter le livre « Dans les pas de Georges Enesco – Le cœur de la musique roumaine » à cause des similitudes indiquées dans les paragraphes qui précèdent, de ne tenir aucun compte de ce paramètre.

Pour terminer, je tiens à remercier très vivement tous ceux qui m'ont fait part de leur soutien dans cette "mésaventure", ainsi que ceux qui m'ont aidé à mieux comprendre certaines subtilités du droit d'auteur. Une meilleure connaissance qui risque - hélas ! - de m'être  utile dans le futur.


Alain Chotil-Fani

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